Je suis un saumon

Non, je vous rassure, les fêtes de fin d’année ne m’ont pas fait perdre la tête. Je n’ai ni abusé du champagne, ni du cannabis et je sais que je ne suis pas vraiment un saumon. Mais lisez la suite.

Il y a un an, j’ai débuté l’année avec des envies et des objectifs précis. J’avais écrit un article dans lequel j’avais dit que ce serait pour moi « l’année de la découverte ». Il faut dire qu’à cette période-là, suite à une rupture amoureuse et dans le début de ma vie montréalaise, j’avais besoin de me donner des lignes directrices, des intentions, des challenges ou peu importe comment on les appelle.

J’avais en tête de trouver plein (ou toutes? mon côté naïf?) de réponses en 2018. Je les ai finalement assez peu trouvées. Ce qui m’est arrivé et ce que j’ai fait cette année n’était pas dans mes plans au départ, mais c’était super. Cette année a été très riche, très positive. Mais voilà, je n’aurais pas imaginé, plus d’un an après mon installation à Montréal, me sentir autant perdue qu’à mon arrivée si ce n’est plus. Continuer à lire … « Je suis un saumon »

Écarter ses limitations/ Repousser ses limites

Voici venu le temps où plusieurs d’entre nous font leur bilan personnel de l’année qui vient de s’écouler et, éventuellement, se donnent des objectifs pour la suivante. La fin d’année calendaire est toujours une période importante pour moi car c’est aussi le temps de mon anniversaire, ce qui me donne une double occasion de regarder le chemin parcouru. Plutôt que des objectifs, je me donne en général des intentions pour les douze mois à venir.

Cette année (2018/ mes 28), j’ai fait beaucoup de choses. J’ai cassé quelques barrières mentales que j’avais. Dans plusieurs situations, j’ai osé. J’ai mis de côté des appréhensions et je me suis lancée. Parfois, j’ai atterri comme un chat, sur mes pattes. Parfois, je me suis cassée la gueule. La fin de l’année a été émotionnellement difficile mais je sais que c’est un passage obligé. La vie est faite de cycles. En 2018, j’ai fait des découvertes et des explorations, suivant l’intention que j’avais définie en janvier. Continuer à lire … « Écarter ses limitations/ Repousser ses limites »

Dans la brume de la féminité

Plus je réfléchis, travaille, écris, parle, écoute au sujet de la féminité – ainsi que son pendant masculin qu’est la masculinité – moins je semble saisir de quoi il s’agit.

A chaque fois que je tente de la définir, je me dis « oui, mais on pourrait tout aussi bien dire cela de la masculinité ». Ces concepts sont de plus en plus flous, incompréhensibles voire insignifiants pour moi.

Les seules différences immuables que j’arrive à percevoir entre les hommes et les femmes sont d’ordre biologique, physique voire énergétique (encore que sur ce dernier point, il faudrait que je précise ce que j’entends par cela mais ce serait l’objet d’un tout autre article). Le reste me semble uniquement social et donc, modifiable. Continuer à lire … « Dans la brume de la féminité »

Cycle vicieux

Avoir l’impression de tourner en rond. De répéter, inlassablement, les mêmes schémas nuisibles.

Comprendre, sans apprendre. Ou l’inverse.

Le verre se vide petit à petit. Cela ne se voit pas à l’œil nu car la brèche est fine. Les braises s’éteignent petit à petit, car on n’attise plus le feu.

Ce n’est pas la mort, ce n’est même pas grave. C’est une sorte de vide. Un vide vivant.

Cela ressemble à une petite maison abandonnée dans les bois, c’est froid, humide, sombre et un peu déprimant. Continuer à lire … « Cycle vicieux »

Lettre à mon corps

Cher toi,

Je t’écris une lettre aujourd’hui pour la première fois.

C’est étrange, cela ne me semble pas bizarre de t’écrire une lettre que je ne t’enverrai pas mais que tu liras quand même.

Aujourd’hui et depuis un certain temps, je ne t’ignore plus. Au contraire, je ressens à quel point tu es là. Je te regarde et je te sens.

Je vis de plus en plus avec toi. On a arrêté de s’ignorer. Enfin, j’ai arrêté de t’ignorer parce que toi, tu as toujours été là pour moi. Tu as toujours bien fonctionné. Tu as grandi en prenant ton temps mais finalement, tu as fait de moi une grande fille. Au sens propre. Tu es en bonne santé, je ne suis presque jamais malade. Je ne me souviens même pas de la dernière fois que je l’ai été. Ça devait être en voyage. J’ai dû être imprudente et te faire subir quelque chose que tu n’as pas apprécié. Pardon. Mais tu me l’as sûrement bien rendu. Continuer à lire … « Lettre à mon corps »

Newsletter d’#août – La communication non violente

«  La violence, quelle que soit sa forme, est une expression tragique de nos besoins insatisfaits »

Marshall B. Rosenberg

 

Le jour où j’ai découvert qu’il existe quelque chose qui s’appelle la « communication non violente » et que l’on peut l’apprendre, j’ai réalisé à quel point notre communication au quotidien pouvait être, par opposition, violente.

Bien sûr il y a les paroles, dialogues et attitudes volontairement violents – à base d’insultes, de cris, de messages humiliants – dont j’ai pu comme tout le monde être la témoin, la victime voire l’auteur (et oui, ça fait mal de le reconnaître). Ceux-là, je les identifie plutôt très bien. Mais ensuite il y a la communication négative, plus subtile, qui peut traduire une certaine violence surtout lorsqu’elle est récurrente : le jugement, les sous-entendus, le dénigrement, les injonctions, les yeux au ciel, les soupirs, etc. Continuer à lire … « Newsletter d’#août – La communication non violente »

Dénoncer n’est pas assez.

Vous êtes choqué.e.s par cet article? Révolté.e.s?

Tant mieux.

Mais hé, juste pour enfoncer le couteau dans la plaie, ce genre de situation en France est TRISTEMENT BANALE.

Au cas où vous ne seriez pas au courant (si vous êtes un ermite ou si vous avez un syndrome de déni par exemple), ce n’est pas un acte isolé.

En préambule: oui, j’ai été témoin de situations sensiblement similaires à Paris. Oui, j’ai été harcelée plusieurs fois. Oui, je sais de quoi je parle, comme toutes les femmes qui vivent en France. Et oui, ça n’arrive pas qu’en France mais c’est ce dont je parle ici. Continuer à lire … « Dénoncer n’est pas assez. »