Se fier à soi

Ces derniers temps, je laisse plus de place à ce que je ressens pour prendre des décisions et, par conséquent, moins à ce que mes pensées rationnelles et logiques – s’il en est – pourraient me dicter. Bien sûr, mon côté réfléchi et pragmatique est toujours bien présent et tant mieux pour moi. Mais il n’occupe plus 90% des sièges à l’assemblée. Je ne cherche pas à le pousser vers la sortie cependant. Il est quand même légitime à s’exprimer contrairement, par exemple, à un groupe d’hommes blancs, privilégiés et extrêmement cons qui -quand bien même dépourvus d’utérus – pensent devoir et pouvoir donner leur avis au sujet du droit à l’avortement. Si ce n’était pas si grave, je pourrais en rire.

Mais je m’égare, je n’étais pas partie pour parler de ce sujet là. Avant, je suivais donc bien plus ma tête que mon cœur et cela tend aujourd’hui à devenir plus équilibré. Je dirais même qu’en premier lieu, j’écoute ce que je ressens, puis j’interroge ensuite l’autre partie en respectant son temps de parole.

Et concrètement, ça change quoi? Continuer à lire … « Se fier à soi »

Nos cultures, entre unions et divisions

Fin avril, je suis retournée au Sisterhood de The Woman Power.

Le thème de cette nouvelle rencontre promettait de belles et grandes discussions: « Appropriation culturelle vs. appréciation de la Culture » (j’utiliserai ici le mot culture avec une majuscule pour rendre compte de ses multiples dimensions). De quoi plonger profondément dans nos expériences et questionnements personnels.

Ce sujet, polémique, est de nos jours régulièrement abordé dans les médias. Il était donc délicat d’en parler sans jugement et avec bienveillance. Nous avons senti la fébrilité et le courage qui animait Hanna et Guiliana, nos deux hôtes de la soirée, lesquelles avaient à cœur de se lancer dans cette thématique. Elles ont mené la discussion avec brio. Avant de commencer, nous ne savions pas où nous allions atterrir, mais nous pressentions que pendant le vol, il y aurait des turbulences. Deux certitudes: ce trajet serait inconfortable mais on en ressortirai grandies. Continuer à lire … « Nos cultures, entre unions et divisions »

De l’autre côté de l’écran

Le 22 février dernier, j’ai une nouvelle fois eu la chance de participer à une discussion bienveillante entre femmes (les fameux Sisterhoods), organisée par The Woman Power, dont le thème était cette fois-ci l’identité numérique.  Le temps d’une soirée, nous avons mis nos avatars au placard et nous sommes réunies en 3D, toutes de chairs et de paroles, pour échanger au sujet de nos vies en 2 dimensions.

Le sujet étant plus que vaste, certains angles ont été choisis pour l’aborder. Dans cet article, je ne vais pas retranscrire nos deux heures de discussion – bien qu’elles aient été passionnantes – mais plutôt développer quelques points qui m’ont particulièrement touchée, intéressée et marquée.

Pour commencer, de quoi parle-t-on? Continuer à lire … « De l’autre côté de l’écran »

Tranquillement, mais sûrement.

J’ai hésité à titrer cet article « Assumer d’être une reloue quand on a toujours appris à être une petite fille sage ». C’était plus clair, mais un peu long.

Hésiter sur un titre… pas surprenant pour un article qui parle du fait d’hésiter entre ouvrir sa gueule et la fermer.

« Elle ne mange pas de viande, elle est compliquée »; « C’est encore un truc de féministe ton histoire »; « Elle dit ça parce que c’est à la mode, des préoccupations de bobos tout ça ». Mais également des remarques, rires ou soupirs quand je peux nuancer (« Une langue vivante, comme tout ce qui est vivant, ça évolue, donc ça peut se féminiser par exemple »), contester (« Ce n’est pas parce qu’on a toujours mangé des animaux qu’on est obligé de continuer à le faire si on a le choix de s’en passer ») ou questionner (« Tu ne crois pas que c’est un peu cliché de dire que c’est un truc de fille? »; ou le classique mais efficace: « Pourquoi tu dis ça? »). Continuer à lire … « Tranquillement, mais sûrement. »

Je suis un saumon

Non, je vous rassure, les fêtes de fin d’année ne m’ont pas fait perdre la tête. Je n’ai ni abusé du champagne, ni du cannabis et je sais que je ne suis pas vraiment un saumon. Mais lisez la suite.

Il y a un an, j’ai débuté l’année avec des envies et des objectifs précis. J’avais écrit un article dans lequel j’avais dit que ce serait pour moi « l’année de la découverte ». Il faut dire qu’à cette période-là, suite à une rupture amoureuse et dans le début de ma vie montréalaise, j’avais besoin de me donner des lignes directrices, des intentions, des challenges ou peu importe comment on les appelle.

J’avais en tête de trouver plein (ou toutes? mon côté naïf?) de réponses en 2018. Je les ai finalement assez peu trouvées. Ce qui m’est arrivé et ce que j’ai fait cette année n’était pas dans mes plans au départ, mais c’était super. Cette année a été très riche, très positive. Mais voilà, je n’aurais pas imaginé, plus d’un an après mon installation à Montréal, me sentir autant perdue qu’à mon arrivée si ce n’est plus. Continuer à lire … « Je suis un saumon »